Apparence
Rechercher des ventes DVF
À quoi ça sert
Les ventes DVF sont les transactions immobilières réellement enregistrées, telles que l'administration les publie. Cette page vous permet d'en chercher dans un secteur précis — autour d'une adresse, ou sur une ou plusieurs communes — et vous donne immédiatement les statistiques du secteur, type de bien par type de bien : prix médian et moyen au m², prix de vente, surfaces, et la distribution des prix au m², pour les maisons d'un côté, les appartements de l'autre.
Vous répondez ainsi à une question que ni une annonce ni un avis de valeur ne traitent : « à combien se vendent réellement les T3 de 60 à 80 m² dans ce quartier depuis deux ans ? ». Vous pouvez écarter les ventes aberrantes, exporter votre échantillon, et enregistrer l'analyse pour la retrouver plus tard.
Y accéder
Navigation « Analyse de marché » → « DVF ».
Rien n'est jamais calculé sur deux types de biens à la fois
C'est le second point le plus important de cette page, après « une ligne = une vente ».
Une médiane qui mélange maisons et appartements ne décrit aucun marché réel : elle bouge avec la proportion de maisons vendues dans le secteur, pas avec un prix qu'un acheteur pourrait payer. Un quartier où l'on vend deux fois plus de studios une année verra « son » prix au m² grimper sans qu'aucun bien n'ait changé de prix.
L'écran est donc découpé en segments — un par type de bien — et tout ce qu'il affiche l'est segment par segment :
- les chiffres (médianes, moyennes, minimum, maximum, surfaces) ;
- l'histogramme des prix au m² et la courbe d'évolution ;
- le tableau des ventes, avec ses propres cases à cocher et sa propre pagination ;
- la carte et le fichier d'export.
Les segments se lisent dans cet ordre : maisons, appartements, locaux commerciaux, dépendances, puis les deux cas particuliers ci-dessous. Un segment sans aucune vente dans votre périmètre n'est pas affiché du tout — un bloc « Appartements — 0 vente » n'apprendrait rien que le périmètre ne dise déjà.
| Segment | Ce qu'il contient |
|---|---|
| Maisons | Ventes portant sur une maison et rien d'autre |
| Appartements | Ventes portant sur un appartement et rien d'autre |
| Locaux commerciaux | Ventes portant sur un local industriel, commercial ou assimilé |
| Dépendances | Ventes portant sur une dépendance seule (garage, cave) |
| Plusieurs types de biens | Une vente qui porte à la fois sur, par exemple, une maison et un local. Elle n'appartient ni au marché des maisons ni à celui des locaux : elle a son propre bloc. N'apparaît que si vous décochez « Ventes pures uniquement ». |
| Sans type de bien | Ventes sans aucun local bâti — les terrains à bâtir, essentiellement. N'apparaît que si la case « Ventes pures uniquement » est décochée, ce que la page fait pour vous quand vous ne cherchez que des terrains (voir Les terrains à bâtir). |
Les blocs s'additionnent
Chaque vente appartient à exactement un segment. Le total des blocs est donc toujours égal au périmètre affiché dans le bandeau du haut : aucune vente n'est comptée deux fois, aucune n'est perdue entre deux blocs.
Le filtre « Type de bien » de la colonne de gauche et les blocs ne font pas la même chose, et c'est voulu : le filtre dit quels types vous voulez voir, les blocs disent de quel marché chaque chiffre parle. Ne cocher aucun type ne renonce donc pas à la séparation — la page découpe alors selon ce que le secteur contient.
Une ligne = une vente
C'est le point le plus important de cette page. Une même vente peut porter sur plusieurs parcelles — une maison vendue avec son jardin et son garage, par exemple. Le tableau affiche alors une seule ligne, au prix réel de la vente, avec la mention du nombre de parcelles concernées. Les surfaces, elles, sont bien additionnées sur l'ensemble des parcelles.
Pas à pas
- Choisissez votre secteur. Deux modes, exclusifs l'un de l'autre :
- « Adresse » — saisissez une adresse (ou géolocalisez-vous) puis choisissez un rayon, de 100 m à 10 km (100 m, 200 m, 500 m, 1, 2, 3, 5 et 10 km). Les rayons courts servent à lire le prix de la rue elle-même ; sur un secteur peu vendeur, ils peuvent ne ramener aucune vente — élargissez d'un cran. Une colonne « Distance » apparaît dans le tableau et permet de trier les ventes de la plus proche à la plus lointaine.
- « Commune » — un seul champ pour une ville, un code postal, un arrondissement ou un département. Vos sélections s'empilent en étiquettes et s'additionnent : deux communes donnent les ventes des deux, pas leur intersection.
- Affinez la période, le prix et la nature de la mutation. La période sélectionnable s'arrête à ce que les données couvrent réellement : elle commence au 1ᵉʳ janvier 2021 et ne va jamais au-delà d'aujourd'hui. Le calendrier grise le reste, et une date saisie au clavier hors de cette fenêtre vous est signalée sous le champ. « Vente » est la seule nature sélectionnée au départ ; vous pouvez y ajouter les VEFA (ventes sur plan), les terrains à bâtir, les adjudications, les échanges et les expropriations. Cocher « Terrain à bâtir » fait apparaître un encart d'explication sous la liste : ces ventes ne se comportent pas comme les autres, et la section qui leur est consacrée dit pourquoi.
- Affinez le bien : type (appartement, maison, local commercial), surface bâtie, surface de terrain, nombre de pièces.
- Lisez les statistiques, dans l'onglet « Statistiques » où la page s'ouvre. Elles s'affichent sans aucune action de votre part, un bloc par type de bien : les maisons d'abord, les appartements ensuite.
- Parcourez les ventes dans l'onglet « Ventes » : un tableau par type de bien, chacun avec sa propre pagination. Le bouton « Filtres » replie la colonne des critères si vous voulez leur donner toute la largeur.
- Décochez les ventes aberrantes que vous voulez écarter — une vente à 1 €, un bien atypique, un viager. Le travail de sélection est fait par les filtres : la case à cocher ne sert qu'à retirer ce que vous repérez à l'œil. Décocher une vente ne bouge que les chiffres de son propre segment : écarter un appartement ne touche pas d'un iota la médiane des maisons. Les chiffres se recalculent sur tout le segment concerné une fraction de seconde après votre dernier clic (« Recalcul des statistiques — Maisons… » s'affiche pendant ce temps) ; les tableaux, eux, restent sous votre main pour continuer à décocher.
- Consultez la carte d'un segment, exportez-le en CSV ou en Excel — un fichier par type de bien —, téléchargez le rapport PDF (tous les segments, une section chacun), ou enregistrez l'analyse.
Les fourchettes
Période, prix, surface bâtie, surface de terrain et nombre de pièces se saisissent en « de … à … ». Les champs chiffrés n'acceptent que des nombres positifs, et le nombre de pièces des nombres entiers ; la période reste dans la fenêtre couverte par les données. Si vous inversez les deux bornes — un minimum de 200 m² pour un maximum de 50 m², une date de début postérieure à la date de fin — la page vous le signale sous le champ : aucune vente ne peut satisfaire une telle fourchette, et le résultat vide vient de là, pas du secteur.
Laissez une borne vide pour ne fixer que l'autre : « à partir de 60 m² », « jusqu'à 300 000 € », « depuis le 01/01/2024 ».
Pendant que ça charge
Une recherche large interroge plusieurs millions de mutations, mais le calcul est presque toujours affaire de dixièmes de seconde. L'écran vous dit toujours explicitement qu'il travaille, jamais par un chiffre à zéro.
Les deux onglets ne se remplissent pas au même rythme, et c'est voulu : la découpe en segments, les ventes et les statistiques sont calculées en parallèle. Savoir combien le secteur contient de maisons et d'appartements est presque instantané ; lister 50 lignes l'est presque autant ; calculer une médiane sur tout un département prend plus longtemps. Les blocs sont donc titrés et comptés avant même que leurs chiffres n'arrivent.
- Pendant que vous modifiez un critère : la page attend que vous ayez fini. Vos saisies s'affichent immédiatement dans les champs, mais la recherche ne repart qu'une fraction de seconde après votre dernière frappe. Taper « 150 » dans une surface est donc un calcul, pas trois : l'écran ne se vide pas et ne se remplit pas à chaque chiffre. Enchaîner plusieurs cases à cocher, ou corriger une valeur juste après l'avoir saisie, ne coûte de même qu'un seul recalcul.
- Premier calcul, ou changement de secteur : des blocs gris se posent à la place exacte de ce qui arrive — le bandeau des portées, puis, dans chaque bloc, la carte des médianes et les deux graphiques. Ils occupent la même hauteur que le contenu final : rien ne saute quand les chiffres arrivent. Chaque bloc porte déjà son titre et son nombre de ventes pendant ce temps : vous savez immédiatement que le secteur contient 128 maisons et 340 appartements, même si aucune médiane n'est encore calculée. Les tableaux de l'onglet « Ventes » sont généralement déjà prêts : vous pouvez y passer, les parcourir, tourner les pages et décocher pendant que les médianes finissent de se calculer. Et le nombre de lignes grises d'un tableau est celui du segment : un marché de trois ventes ne s'annonce pas par cinquante barres.
- Recalcul après avoir décoché une vente : aucun tableau n'est rechargé — une case décochée ne change aucune ligne, seulement les chiffres. Les statistiques se floutent et un bandeau « Recalcul des statistiques — Maisons… » se pose dessus, bloc par bloc ; dans le bandeau des portées, seule la colonne « Échantillon analysé » passe en gris. Le périmètre de recherche, la liste des segments, les tableaux et les paginations restent nets et cliquables. Vous ne pouvez pas lire par erreur une médiane que le calcul en cours est en train de remplacer, et vous pouvez continuer à décocher sans attendre. Seuls le compte de l'échantillon et le bouton « Enregistrer » patientent, le temps que le chiffre à enregistrer soit le bon.
- Changement de page ou de tri : les lignes du tableau concerné restent affichées, estompées, avec « Chargement des ventes… ». Les autres tableaux ne bougent pas, et les statistiques ne sont pas recalculées du tout : elles restent affichées, intactes et immédiates. Changer de page ne change pas l'échantillon, donc rien à recalculer.
Le récapitulatif des filtres
Au-dessus des chiffres, une ligne d'étiquettes rappelle ce que vos filtres retiennent : « Nature : Vente · Type de bien : Maison · Période : du 01/01/2024 au 31/12/2025 · Surface bâtie : de 60 m² à 80 m² · Ventes pures : uniquement ».
Elle ne remplace pas la colonne des critères à gauche, et ne fait pas la même chose : la colonne est un ensemble de champs de saisie, qui se replie sur l'onglet « Ventes » ; le récapitulatif est une affirmation, et il reste. Une médiane ne se lit pas sans savoir qu'elle porte sur deux ans de ventes pures de 60 à 80 m² — et la personne qui ouvre un lien que vous avez partagé, ou l'analyse enregistrée d'un collègue, n'a pas à parcourir huit champs pour l'apprendre.
Deux étiquettes sont affichées même quand vous n'y avez pas touché :
- Nature — « Vente » seul au départ, ce qui écarte déjà les VEFA, les adjudications et les échanges ;
- Ventes pures — « uniquement » au départ, ce qui écarte les ventes multiples et les terrains.
Les deux retirent des ventes de tous les chiffres de l'écran sans rien afficher par ailleurs : les taire reviendrait à laisser croire que le périmètre est complet. Les autres étiquettes n'apparaissent que si le filtre correspondant est réglé — nommer un filtre qui ne filtre rien noierait les deux ou trois qui filtrent.
Le même récapitulatif se retrouve en tête du rapport PDF, juste sous le secteur, et sur la page d'une analyse enregistrée. Dans la liste des analyses en revanche, les deux étiquettes toujours présentes sont retirées : elles seraient identiques sur chaque ligne, et c'est justement ce qui ne distingue pas deux analyses.
Sur quoi portent les chiffres : les trois portées
Un bandeau en tête des résultats les nomme toutes les trois, côte à côte, avant le moindre chiffre :
| Bandeau | Ce que c'est |
|---|---|
| Périmètre de recherche | Toutes les ventes que vos filtres retiennent. Peut faire des dizaines de milliers de lignes. |
| Échantillon analysé | Le périmètre moins les ventes que vous avez décochées. C'est lui que décrivent les statistiques, les histogrammes, les cartes, les exports et l'analyse enregistrée. |
| Segments analysés | Les marchés que ce périmètre contient — « 2 marchés · maisons, appartements ». C'est la liste des blocs que vous allez faire défiler, et la garantie qu'aucun chiffre affiché plus bas n'en mélange deux. |
Ni la page ni le segment voisin n'influencent un chiffre
Si un bloc annonce « 12 340 ventes retenues », sa médiane porte bien sur les 12 340, quelle que soit la page de 50 lignes ouverte dans son tableau. Décocher une vente page 1 la retire des statistiques même quand vous êtes page 47 : le calcul est fait par la base de données sur tout le segment, pas dans votre navigateur sur les lignes visibles. Et décocher un appartement ne bouge aucun chiffre du bloc « Maisons » : ce sont deux calculs distincts, sur deux ensembles de ventes disjoints.
Deux onglets : Statistiques et Ventes
L'écran est coupé en deux, parce qu'on ne lit pas une médiane et une liste de ventes au même moment.
| Onglet | Ce qu'il contient |
|---|---|
| Statistiques | Un bloc par type de bien : médianes et moyennes, histogramme, courbe d'évolution |
| Ventes | Un tableau par type de bien, ligne par ligne, avec ses cases à cocher |
Dans les deux onglets, chaque bloc porte son propre titre (« Maisons »), son propre compte (« 128 ventes retenues ») et ses propres boutons « Carte », « CSV » et « XLSX » : ils ne concernent que ce type de bien.
Ce qui décrit tout l'échantillon, tous segments confondus reste visible au-dessus des deux onglets : le bandeau des trois portées, les avertissements (arrondissements, départements sans données) et les boutons « Rapport PDF » et « Enregistrer ».
L'onglet ouvert est conservé dans l'adresse de la page. Un lien que vous partagez rouvre donc sur le même onglet, et un rechargement ne vous ramène pas au début.
Les filtres, dans les deux onglets
Vos critères restent affichés dans la colonne de gauche dans les deux onglets : la page garde ainsi exactement la même largeur quand vous passez de « Statistiques » à « Ventes », et rien ne se déplace sous vos yeux au moment du clic.
Sur un grand écran, cette colonne a son propre ascenseur : elle reste sous vos yeux quand vous descendez dans les blocs de statistiques, et vous n'avez plus à remonter toute la page pour toucher un champ. Changer un critère ne renvoie plus rien en haut non plus — vous repartez d'où vous étiez, la liste que vous étiez en train de lire toujours au même endroit.
Sur un écran étroit, les critères restent empilés au-dessus des résultats et la page défile normalement, d'un seul bloc.
Dans l'onglet « Ventes », le bouton « Filtres » les replie si vous préférez donner toute la largeur aux tableaux — c'est ce qui permet de lire une adresse en entier. Rien n'est perdu de ce que vous aviez saisi, et un second clic les ramène. Ce repli ne concerne que le tableau : dès que vous revenez sur « Statistiques », la colonne est de nouveau là, et elle le restera au prochain passage sur « Ventes ».
Tourner les pages
Les boutons « Précédent » et « Suivant » sont répétés au-dessus et en dessous de chaque tableau. Sur une page de 50 lignes, vous n'avez donc jamais à remonter pour tourner la page — ni à descendre pour revenir en arrière. Les tableaux d'une analyse enregistrée se parcourent de la même façon.
Chaque tableau tourne ses pages tout seul. Passer les maisons à la page 2 ne déplace pas les appartements et ne les recharge pas : ce sont deux listes indépendantes, chacune avec son propre nombre de pages. Le tri, lui, est commun aux deux — c'est ce qui permet de comparer les blocs — et un changement de tri ramène chaque tableau à sa première page, la page 7 d'un ordre par date n'étant nulle part en particulier dans un ordre par prix.
Lire les statistiques
Chaque type de bien a son propre bloc, titré de son nom, et sous ce titre une carte de chiffres intitulée « Statistiques — Maisons ». Trois blocs — prix au m², prix de vente, surface bâtie — y affichent chacun une médiane et une moyenne. Chaque libellé rappelle le nombre de ventes derrière le chiffre : « Médiane · 128 ventes ».
- Tant que vous n'avez rien décoché dans ce segment, l'échantillon est le segment : l'en-tête l'indique par « soit tout ce segment ».
- Dès que vous décochez une vente de ce segment, une seconde ligne apparaît sous chaque chiffre : « Médiane segment » et « Moyenne segment », sur la totalité de ses ventes. Votre échantillon reste en haut, en gras ; le segment entier sert de comparaison. L'écart entre les deux est précisément ce que vous êtes venu voir.
- Décocher une vente d'un autre segment n'ajoute rien ici : le bloc reste tel quel, sans seconde ligne, puisque rien de ce qu'il décrit n'a été écarté.
Comparez les blocs entre eux, pas leurs chiffres à une moyenne
Lire « maisons 3 100 €/m² » et « appartements 4 400 €/m² » côte à côte est utile — c'est deux marchés, et l'écart entre eux est une information. Ce que la page ne vous donnera jamais, c'est leur moyenne : elle ne correspondrait à aucun bien achetable.
La distribution des prix au m²
L'histogramme montre comment les prix au m² se répartissent dans l'échantillon de ce type de bien, avec un repère sur la médiane. Son titre rappelle le type de bien et le nombre de ventes sur lesquels il est tracé.
Chaque segment a sa propre échelle, calculée sur ses seules ventes : un histogramme de maisons tracé sur une échelle étirée par les studios du centre-ville serait une barre visible et neuf barres plates.
L'échelle s'arrête aux 1 % de prix extrêmes
Sur un secteur un peu large, quelques ventes hors normes — un local à 1 €/m², un bien d'exception à 500 000 €/m² — suffisent à écraser tout le graphique : une seule barre visible, et neuf barres plates. L'échelle de l'histogramme s'arrête donc au 1er et au 99e centile.
Ces ventes extrêmes ne sont pas supprimées : elles sont comptées dans la première ou la dernière barre, et une mention sous le graphique indique combien elles sont. Surtout, aucune statistique n'est affectée : la médiane, la moyenne, le minimum, le maximum et le compte de l'échantillon portent toujours sur la totalité de vos ventes.
Évolution des prix
Sous l'histogramme, une courbe montre comment les prix ont bougé dans le temps, un point par semestre — « 2023 S1 » couvre janvier à juin, « 2023 S2 » juillet à décembre. Elle répond à la question que les médianes seules ne traitent pas : le prix médian de 4 200 €/m² que vous lisez est-il stable depuis trois ans, ou est-ce le sommet d'une hausse ?
Deux courbes se superposent :
- la médiane du semestre, en trait plein ;
- la moyenne du semestre, en pointillés.
Quand les deux s'écartent, c'est que quelques ventes très chères (ou très bon marché) tirent la moyenne : la médiane est alors la lecture fiable. Survolez un semestre pour lire les deux chiffres exacts et le nombre de ventes qu'il porte.
Deux boutons au-dessus de la courbe choisissent ce qui est tracé :
- « Prix au m² », affiché par défaut — c'est le chiffre comparable d'un semestre à l'autre, indépendant de la taille des biens vendus ;
- « Prix de vente » — utile quand vous cherchez le budget d'entrée dans le secteur, mais il monte dès que les biens vendus sont plus grands, sans que le marché ait bougé.
Un semestre sans vente reste vide
Si aucune vente ne correspond à vos critères sur un semestre, la courbe s'interrompt au lieu de relier les deux semestres voisins par une ligne droite. Une ligne continue affirmerait un prix pour une période où rien ne s'est vendu.
La courbe décrit l'échantillon analysé de ce type de bien : décocher une vente la retire de son semestre, dans son bloc, et la tendance de ce bloc se redessine — exactement comme les médianes, et sans toucher aux autres blocs. Sur un secteur trop récent ou trop étroit — moins de deux semestres avec des ventes — la page vous le dit (« Pas assez de recul pour tracer une tendance. ») plutôt que de tracer une direction à partir d'un seul point.
Le plafond de 5 000 ventes
Le plafond s'applique par segment, parce que chaque tableau, chaque carte et chaque fichier ne portent que sur un type de bien. Au-delà de 5 000 ventes dans un segment, un bandeau orange apparaît dans ce bloc : « Recherche plafonnée à 5 000 ventes consultables ». Un secteur avec 40 000 appartements et 900 maisons plafonne donc les appartements et laisse les maisons intactes.
Le bandeau sépare précisément ce qui est plafonné de ce qui ne l'est pas.
| Plafonné aux 5 000 plus récentes du segment | Jamais plafonné |
|---|---|
| Le tableau du segment | Les médianes et moyennes |
| La carte du segment | L'histogramme et la courbe d'évolution |
| L'export CSV / Excel du segment | Le compte de l'échantillon analysé |
| Le rapport PDF |
Autrement dit : sur une recherche « tout Paris » (plus de 115 000 ventes), le prix médian au m² des appartements affiché est bien celui de tous les appartements. Ce sont seulement les lignes, les points et le fichier qui s'arrêtent à 5 000.
Un export plafonné se nomme en conséquence — ventes-dvf-appartements-extrait-5000-plus-recentes.csv — pour que le fichier porte la mention même six mois plus tard, quand le bandeau qui vous prévenait aura disparu.
Pour repasser sous le plafond : resserrez la période, le type de bien, la fourchette de surface, ou choisissez un secteur plus petit.
Paris, Lyon et Marseille
Les données DVF n'enregistrent jamais ces trois villes sous leur code commune : elles les classent par arrondissement. Sélectionner « Paris » cherche donc automatiquement dans ses 20 arrondissements, « Lyon » dans ses 9 et « Marseille » dans ses 16. Un message vous le rappelle sous les filtres.
Vous pouvez aussi sélectionner un arrondissement précis (« Paris 11e ») : la recherche porte alors sur lui seul.
Lire les colonnes du tableau
| Colonne | Ce qu'elle contient |
|---|---|
| Case à cocher | Cochée = la vente compte dans votre échantillon |
| Date | Date de la mutation |
| Prix | Prix de la vente, compté une seule fois même sur plusieurs parcelles |
| Surface | Surface bâtie totale de la vente |
| Prix/m² | Prix rapporté à la surface bâtie, ou « — » (voir ci-dessous) |
| Type | Type(s) de bien concerné(s), ou « Terrain » si aucun bâti |
| Adresse | Adresse de la vente, et le nombre de parcelles s'il y en a plusieurs |
| Distance | Distance à l'adresse de départ (mode « Adresse » seulement) |
Le « — » de la colonne Prix/m²
Un tiret signifie prix non attribuable. Deux situations le produisent :
- La vente porte sur plusieurs types de biens ou plusieurs lots, et rien ne permet de répartir le prix entre eux. Un appartement et un local commercial vendus ensemble pour 900 000 € n'ont pas de prix au m² commun.
- La surface bâtie n'est pas renseignée. La source ne la remplit pas systématiquement, en particulier sur les biens sans habitation. Sans surface, il n'y a rien à quoi rapporter le prix.
Ces ventes ne sont jamais comptées comme 0 : elles sont écartées du calcul du prix au m², et leur nombre est affiché à côté des statistiques (« 4 sans prix au m² »). Leur prix, lui, reste bien réel et reste affiché.
La case « Ventes pures uniquement »
Cochée par défaut. Elle ne garde que les ventes portant sur un seul type de bien et un seul lot — les seules dont le prix au m² est fiable.
Décochez-la pour voir aussi les ventes multiples et les terrains nus. Elles réapparaissent alors dans le tableau, avec un « — » dans la colonne Prix/m².
Une exception : si « Terrain à bâtir » est la seule nature cochée, la case est décochée et grisée. Un terrain nu n'a aucune surface bâtie, donc il ne peut par construction pas être une « vente pure » : laisser la case active reviendrait à proposer un filtre qui ne peut que vider le résultat. La page vous le dit sous la case.
Les terrains à bâtir
C'est la case qui surprend le plus, et pour une bonne raison : « Terrain à bâtir » n'est pas un type de bien, c'est une nature de vente. Elle se coche donc sous « Nature de la mutation », à côté de « Vente », « VEFA » ou « Adjudication » — et non sous « Type de bien », à côté de « Maison » et « Appartement ».
Ce n'est pas un choix d'affichage : la source ne type que ce qui est bâti. Elle connaît la maison, l'appartement, le local commercial et la dépendance. Un terrain nu n'a rien à typer, donc il arrive sans type de bien du tout.
Trois conséquences, toutes visibles à l'écran :
| Ce que vous observez | Pourquoi |
|---|---|
| Les tableaux affichent « Maisons », « Appartements »… alors que vous cherchiez des terrains | Les blocs sont découpés par type de bien, jamais par nature de vente. Les ventes de terrain qui portent aussi une construction — un terrain vendu avec la maison à démolir, un hangar — apparaissent donc dans le bloc de cette construction. |
| Vous en trouvez très peu, voire aucun | Les terrains nus sont écartés par « Ventes pures uniquement », et une deuxième fois si vous avez coché un « Type de bien » : n'en portant aucun, ils ne peuvent satisfaire ce filtre. |
| Les terrains trouvés n'ont pas de prix au m² | Le prix au m² se rapporte à la surface bâtie, jamais à la surface du terrain. Sans bâti, il n'y a rien à quoi rapporter le prix : la colonne affiche « — ». Le prix de vente, lui, est bien réel et bien affiché. |
Où les trouver, alors ? Dans le bloc « Sans type de bien », qui est leur segment. Pour qu'il apparaisse :
- si « Terrain à bâtir » est votre seule nature cochée, il n'y a rien à faire : la page décoche « Ventes pures uniquement » pour vous ;
- si vous cherchez des terrains en même temps que d'autres natures, la page ne touche à rien — décocher la case changerait aussi les prix au m² des maisons et des appartements de votre recherche, ce que vous n'avez pas demandé. Elle vous prévient à la place, avec un bouton « Inclure les terrains » qui décoche la case en un clic ;
- si un « Type de bien » est coché, un second avertissement propose de retirer ce filtre.
Pour une analyse de terrains, raisonnez en surface de terrain
La fourchette « Surface terrain » de la colonne de gauche reste pleinement utilisable, elle : c'est par elle qu'on cerne un marché de parcelles constructibles. Le prix au m² automatique, lui, ne vous servira pas — comparez les prix de vente à surface de terrain comparable.
Enregistrer et retrouver une analyse
« Enregistrer » demande un titre, pré-rempli à partir de votre secteur. L'analyse conserve vos critères et les ventes que vous avez écartées, ainsi qu'un instantané des statistiques de chaque segment au moment de l'enregistrement.
Retrouvez vos analyses via le bouton « Mes analyses ». La liste rappelle, pour chacune, ce qui la distingue des autres — ses filtres réglés, sans les deux étiquettes que toutes partageraient — et les médianes figées type de bien par type de bien : « à l'enregistrement : maisons 3 100 €/m² · appartements 4 400 €/m² ».
À la réouverture, la recherche est rejouée : vous voyez les chiffres du marché d'aujourd'hui. Si le prix médian d'un segment a bougé de plus de 2 % depuis l'enregistrement, un bandeau le dit, une ligne par marché concerné (« Maisons : 8 400 €/m² → 8 650 €/m² (+3,0 %) »). Les marchés qui n'ont pas bougé n'y figurent pas.
Les analyses enregistrées avant la séparation par type de bien
Une analyse enregistrée avant que cet écran ne sépare les types de biens a figé un seul chiffre, tous types confondus. Il n'y a aucun moyen de le répartir après coup, donc aucune évolution n'est affichée pour elle, et la page vous le dit explicitement. Réenregistrez-la une fois rouverte : l'instantané sera alors pris segment par segment.
L'onglet « Ventes » d'une analyse enregistrée se lit exactement comme celui de la recherche : un tableau par type de bien, les pages qui se tournent avec « Précédent » et « Suivant » au-dessus comme en dessous de chacun, et les en-têtes de colonnes qui trient tout l'échantillon — pas seulement la page ouverte. Un changement de tri ramène chaque tableau à sa première page. Les statistiques, les cartes et les exports, eux, ne bougent pas : ils portent sur l'échantillon entier de leur segment, quelle que soit la page affichée. Ce qu'une analyse enregistrée ne propose pas, c'est de décocher des ventes : les exclusions sont celles que vous aviez retenues à l'enregistrement, et les remanier appartient à la page de recherche, où les critères peuvent bouger avec.
L'export est ce qui fige les chiffres
Une analyse enregistrée suit le marché. Si vous devez pouvoir rejustifier un chiffre à l'identique dans six mois, exportez : les fichiers CSV ou Excel — un par type de bien — conservent les ventes telles qu'elles étaient, et le rapport PDF les statistiques et les graphiques de chaque segment tels qu'ils s'affichaient le jour de l'export.
La carte
Chaque bloc a son propre bouton « Carte », et elle ouvre l'échantillon entier de ce type de bien — pas la page affichée, et jamais deux types à la fois. Le titre de la fenêtre le rappelle : « Carte — Maisons ». Une carte unique où les maisons et les appartements se mélangeraient dans la même échelle de couleurs ferait exactement ce que les médianes mélangées faisaient : donner à croire qu'un point rouge et un point bleu sont comparables alors qu'ils décrivent deux marchés.
Les ventes sont regroupées en pastilles chiffrées tant que vous êtes dézoomé ; cliquez sur une pastille pour l'ouvrir, puis sur un point pour voir le prix, la surface, le prix au m² et la date de la vente.
La couleur d'un point indique où il se situe dans l'échantillon de ce type de bien, par quartiles de prix au m² : le bleu est le quart le moins cher, le rouge le quart le plus cher. La légende sous la carte donne les bornes exactes. Les découpages sont recalculés sur chaque échantillon, jamais sur une échelle nationale : 4 000 €/m² n'a pas le même sens à Nantes et à Paris, ni pour une maison et pour un studio.
Un point gris est une vente dont le prix au m² n'est pas attribuable (voir plus bas) : elle est bien située, mais elle n'a pas de place sur l'échelle de prix.
Deux mentions apparaissent en haut de la carte quand elles s'appliquent :
- « n sans coordonnées » — ces ventes font partie de l'échantillon et comptent dans les statistiques, mais la source ne les localise pas ; elles ne peuvent donc pas être dessinées.
- « carte limitée aux ventes les plus récentes » — au-delà de 5 000 ventes localisées dans ce segment, la carte n'en affiche que les plus récentes. Les statistiques, elles, restent complètes.
Exporter
Trois formats, pour deux usages : le tableur porte les ventes, le PDF porte leur lecture.
Les boutons « CSV » et « XLSX » demandent la permission d'export de données, et « Rapport PDF » celle de génération de documents. Sans elles, ils restent grisés : voir les permissions.
CSV et Excel — les ventes, un fichier par type de bien
Les boutons « CSV » et « XLSX » sont dans chaque bloc, et ils exportent ce bloc seul. Un secteur qui contient des maisons et des appartements donne donc deux fichiers, et le nom de chacun dit lequel : ventes-dvf-maisons.csv, ventes-dvf-appartements.xlsx.
C'est délibéré. Un tableur qui mélangerait les deux ne se relit pas : six mois plus tard, la personne qui l'ouvre n'a plus le contexte de l'écran et n'a aucune raison de penser à trier par type avant de calculer une moyenne. Le nom du fichier, lui, survit à l'envoi par mail.
Chaque fichier couvre tout l'échantillon de son segment, pas seulement la page affichée, et les ventes que vous avez décochées en sont retirées. Au-delà du plafond de 5 000 ventes, il n'en contient que les plus récentes et son nom le dit. Une ligne par vente, avec la date, le prix, les surfaces, le prix au m², le ou les types de biens, l'adresse, les parcelles et la distance.
La colonne « Prix au m² » reste vide pour les ventes non attribuables — jamais 0.
Rapport PDF — les statistiques et les graphiques
« Rapport PDF » — un seul bouton, en haut de la page — télécharge un document prêt à joindre à un dossier bancaire ou à un mandat. Il s'intitule « LinkInvests — Analyse de marché » ; juste dessous viennent le nom de l'analyse, puis votre secteur et la date d'édition. Les pages suivantes reprennent ce titre en tête, et chaque pied de page porte la date d'arrêté des données DVF et le numéro de page : une feuille sortie du document dit d'où elle vient.
L'en-tête porte, sous le secteur, le récapitulatif des filtres sur une ligne — le même qu'à l'écran : c'est ce qu'un lecteur voit avant tout chiffre, et ce qui survit à une photocopie d'une seule page.
Le document s'ouvre ensuite sur ce qui vaut pour l'ensemble :
- le périmètre et l'échantillon analysé, avec le nombre de ventes écartées, et la liste des segments que le document va traiter ;
- les critères de la recherche, cette fois ligne par ligne et en entier (nature, type de bien, période, prix, surfaces, pièces, ventes pures) — le récapitulatif de l'en-tête se lit d'un coup d'œil, cette section se vérifie.
Puis vient une section par type de bien, dans le même ordre qu'à l'écran, chacune complète et autonome :
- les statistiques — médiane, moyenne, minimum et maximum du prix au m², du prix de vente et de la surface bâtie — et, si vous avez écarté des ventes de ce segment, les chiffres du segment entier en regard ;
- la distribution des prix au m² et l'évolution par semestre du prix au m² puis du prix de vente, redessinées dans le document.
Chaque section rappelle son nom et son nombre de ventes, parce qu'une page imprimée se lit dans le désordre : un tableau de médianes trois pages plus loin doit dire de quel marché il parle sans que le lecteur ait à revenir en arrière.
Depuis une analyse enregistrée, le rapport porte son titre et rappelle, segment par segment, de combien ce marché-là a bougé depuis l'enregistrement.
Le fichier est nommé d'après le titre de l'analyse et la date du jour, par exemple analyse-dvf-nantes-centre-2026-04-09.pdf.
Le rapport imprime les chiffres affichés
Il est fabriqué dans votre navigateur à partir des chiffres qui sont à l'écran : ce que vous lisez et ce que dit le PDF ne peuvent pas diverger. Le bouton attend donc la fin d'un recalcul en cours.
Le rapport ne contient pas la liste des ventes : c'est le rôle du CSV et de l'Excel.
Limites et pièges
- Quatre départements ne publient aucune donnée DVF : la Moselle (57), le Bas-Rhin (67), le Haut-Rhin (68) — dont les ventes sont enregistrées au Livre Foncier — et Mayotte (976). Si votre recherche les touche, un message vous le signale : le résultat vide n'est pas une panne.
- Les tableaux, les cartes et les exports sont plafonnés à 5 000 ventes par type de bien — les plus récentes — mais les statistiques portent sur tout le segment. Voir « Le plafond de 5 000 ventes » ci-dessus.
- Aucun chiffre ne couvre deux types de biens. C'est voulu, et c'est irréversible du point de vue de la lecture : la page ne propose pas de « total » ni de « moyenne toutes catégories », parce qu'aucun bien réel ne s'achète à ce prix-là. Le seul chiffre commun aux segments est un compte de ventes, dans le bandeau du haut.
- Un segment peut être minuscule. Trois maisons dans un secteur d'appartements donnent un bloc « Maisons — 3 ventes » dont la médiane ne veut pas dire grand-chose. Le nombre de ventes est affiché à côté de chaque chiffre précisément pour que vous puissiez en juger : élargissez le secteur ou la période si un segment vous intéresse et qu'il est trop mince.
- Quand vous changez de secteur, les chiffres précédents disparaissent le temps du nouveau calcul, au lieu de rester affichés. L'attente est brève, mais mieux vaut un écran en attente qu'une médiane de Nantes sous le nom de Bordeaux.
- Le rayon va de 100 m à 10 km. Au-delà, l'échantillon cesse de décrire un seul marché ; en deçà, il ne contient souvent plus assez de ventes pour qu'une médiane veuille dire quelque chose.
- Les données ne sont pas quotidiennes. La date de fraîcheur est affichée en haut de la page (« Données arrêtées au … ») : les publications DVF sont semestrielles, les ventes des derniers mois n'y figurent donc pas encore.
- Le tri par distance n'existe qu'en mode « Adresse » : sans point de départ, il n'y a pas de distance.